Non pas par délire sadomasochiste, mais sur simple choix de mon frère.

Pour les présentations, c'est ici.
Pour le reste, on verra.




Ca me paraissait évident, mais apparemment non : tous les textes sont de moi/
Non pas par délire sadomasochiste, mais sur simple choix de mon frère.

# Posté le dimanche 29 juin 2008 07:41

Modifié le samedi 15 novembre 2008 15:23

It was the first one.


Osmose ophtalmique
Furtivité, instants succins
Alchimie optique
Ses yeux et puis plus rien

Fuyant et insistant,
Je soutiens ses provocations.
Effronté et déroutant,
Il est pure attraction.

A sa délicieuse plastique,
Je sombre dans mes songes prohibés
Il est incarnation érotique
Au sein de mes délires éhontés.





It was the first one.

# Posté le dimanche 29 juin 2008 07:54

Modifié le lundi 30 juin 2008 16:55

Elle.

Elle.


Esther, ma belle
Te souviens-tu de la chaleur des nuits de mai ?
Quand l'on chantait aux étoiles nos passions initiées.

Esther, ma Terre, mon enchantement
Ta jupe fuyait devant le vent effronté
Alors même la Lune était à tes pieds.

Esther, mon tout, mon Eden
L'éclat de ton sourire divin au crépuscule passager
Faisait taire les grillons, muets devant tant de beauté.

Ô Esther, mon joyau, mon trésor
Tes doux cheveux à mon cou, je t'étais souverain
Et nous laissions la silencieuse nuit nous bercer jusqu'au matin.



# Posté le lundi 30 juin 2008 17:47

Modifié le mardi 01 juillet 2008 06:26

Confusion and Frustration.



Le vent soufflait ce soir de mai
Encore épuisée du long voyage, je rêvais
L'odeur âpre de la toile, mes mains humides
Toutes ces voix, ces visages, un sourire timide

Je m'attardais sur chacun, leur inventait une vie
Et dans ce cercle, dans la lumière, il y avait lui.
D'abord indifférence. Puis passion, et
Absence.

Le vert de ses yeux troublés, ou la détresse dans son regard
Qui sait quel charme m'a pénétré, qui sait pourquoi
Et comment cet instant est arrivé. Cet instant, ce soir
Où, telle la Jeanne éclairée, j'ai su qu'il serait moi.

Puis sa douce étreinte, mon Prince, mon Roi.
J'aime à me rappeler, combien le ciel était beau dans ses bras.
Le silence était d'or ce soir là, et la brise a cessée
Quand il le lui a soufflé. A notre instant, tout s'est arrêté.

Au creux de mon pavillon, sa voix suave et ses je t'aime
Ont un écho interminable
Et l'on chantait Inséparables,
Eternels, et six mille fois la même.

Nostalgie attisée, comme ce feu dans ma poitrine.
Au clair de lune, ses mots m'apaisaient tant ;
Mais Dame Douleur embrasse mon c½ur de ses mains fines,
Et je rêve encore de ce qu'il appelait notre Temps.

Belle Aphrodite, écoute ma plainte
Soulève les obstacles, approche ces frontières
Je vis en l'attente, de l'entente de mes prières
Qui, de leur force peut être, atteindrons ton âme sainte.




Confusion and Frustration.

# Posté le lundi 30 juin 2008 17:59

Modifié le mardi 29 juillet 2008 12:12

Meerschweinchen.

Meerschweinchen.



Entendez-vous ces cris, entendez-vous son agonie ?
Il a baissé les yeux, je le sais
Il l'a laissé crever, la niaise bête abrutie
Couchée sur le flanc, le regard vers son vierge chevet.

Chair à vif, nécroses, rongée par la tumeur
La masse gisante entame sa dégradation.
Le dégoût : il grimace. Eloigne le corps avant la putréfaction
Et, à défaut de prieur, il sera fossoyeur.

La motte grandit à chaque pellées,
Le trou est fin prêt à accueillir
Le cadavre dans son linceul improvisé :
Une chiffe ridicule ; il lui échappe un sourire.

Le petit être inanimé dans la crevasse est déposé,
Cet arbre sera son sépulcre.
Puis ces quelques mots, pensées, RIP à P.



# Posté le lundi 30 juin 2008 18:07

Modifié le mardi 01 juillet 2008 06:28